
Une vielle légende raconte qu’un jeune couple d’Indien Sioux alla, un matin, rendre visite au Chaman du village. Ils habitaient près de Pasha Sapa, les actuelles Collines Noires, et considérées comme sacrées pour ce peuple. Le jeune homme était un guerrier courageux et dans son coeur habitaient autant l’honneur que la noblesse…
Chez Nuage Haut, la jeune femme aux yeux bridés et à la longue chevelure ébène, on retrouvait la détermination et cet amour profond pour celui qui allait devenir son époux.
La raison pour laquelle ils avaient décidé de se rendre chez le Chaman était très importante à leurs yeux: ils avaient peur… Peur de leur engagement, que cet amour sincère qu’ils se jureraient désormais ne se rompe d’une quelconque façon. Ils avaient également peur de mourir et de se pas se retrouver dans l’au-delà. Ils souhaitaient que le vieux sorcier leur donne un remède, un « sortilège » afin que leur amour demeure éternel.
Le vieux Chaman les regarda un instant avec son visage marqué par les ans. Il fuma quelques pipes, fronça les sourcils, s’éclaircit la voix et prit la main de la jeune femme: « Si tu veux garder cet être que tu aimes à tes côtés, tu devras entreprendre un voyage. Ce ne sera pas facile je te préviens. Tu grimperas en haut de cette colline que tu aperçois et tu attraperas un faucon de tes mains, le plus fort et le plus beau que tu verras et tu le ramèneras ici même, le troisième jour après la pleine lune ».
Puis il se tourna vers le jeune guerrier: « Ta tâche sera aussi complexe et exigeante. Tu iras au sommet de la plus haute montagne de notre région et tu y captureras un aigle, le plus beau, le plus fort, le plus sauvage…Tu devras le ramener ici le même jour que ta bien-aimée ».
Et chacun réussit le défi proposé. Elle avait attrapé un faucon et l’avait glissé dans un sac de peau. Le jeune guerrier quant à lui, portait fièrement son aigle. Lorsqu’ils arrivèrent devant le vieux Chaman, ils demandèrent qu’elle serait la prochaine des étapes… Sacrifier les oiseaux et se baigner dans leur sang?…
« Maintenant vous allez faire ce que je vous dis: Prenez les oiseaux et attachez-les par les pattes avec un lien en cuir. Puis vous devrez les relâcher pour qu’ils volent en toute liberté ».
Lorsque les deux jeunes gens réalisèrent ce qui avait été demandé, ils restèrent médusés, car la seule chose que réussirent à faire les deux oiseaux lorsqu’ils tentèrent de voler fut de tomber encore et encore. Frustrés et plein de colère, ils commencèrent à se donner des coups de bec. Alors le vieux Chaman se rapprocha d’eux et les sépara.
« Apprenez de ce que vous venez de voir. Si vous vous attachez l’un à l’autre, et même si c’est avec amour, la seule chose que vous arriverez à faire sera de vous traîner, de vous faire du mal et d’être malheureux. Si vous souhaitez que votre amour perdure, volez ensemble, très haut dans le ciel, mais ne vous attachez jamais l’un à autre, car le véritable amour unit mais n’emprisonne pas »…
Sur ces mots magnifiques, je vous entoure de belles pensées et vous souhaite un joli début d’été..
France
Ooooh… Merci, Françoise, pour ce texte magnifique qui me rappelle Osho… Comme cette vision de l’amour me parle ! Merci belle âme ! Plein de bisous, à bientôt, Céline
PS : lien vers le texte d’Osho : http://radioeveil.com/lamour-vu-par-osho/
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Merci à toi ma jolie Céline et merci pour le partage de ce très beau texte d’Osho que je ne connaissais pas et qui n’est que sagesse… je te contacte bien vite …
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